Le premier Bilan Carbone® ferroviaire global réalisé sur la LGV Rhin-Rhône confirme la contribution des nouvelles lignes à grande vitesse aux objectif

Pour la première fois, les émissions de gaz à effet de serre issues des phases de conception et de réalisation de la nouvelle infrastructure mais aussi des deux nouvelles gares (Besançon - Franche-Comté TGV et Belfort - Montbéliard TGV), de 30 rames TGV supplémentaires ou encore des installations de maintenance, ont été passées au crible en utilisant les facteurs d’émission proposés par l’ADEME ou élaborés spécifiquement avec son concours. Ces résultats ont ensuite été complétés par les estimations des émissions de gaz à effet de serre durant les 30 premières années d’exploitation commerciale de la nouvelle ligne après son ouverture en décembre 2011.


De ces premières analyses, il ressort que 1,9 million de tonnes équivalent CO2 (teCO2) sera émis durant ce premier cycle de 30 ans, dont 53 % issu de l’énergie de traction et 42 % des travaux initiaux de construction. En déduisant ensuite les émissions de gaz à effet de serre économisées chaque année durant cette même période grâce aux reports de la route et de l’air vers la nouvelle offre ferroviaire (soit une moyenne de 1,2 million voyageurs par an), l’étude montre que l’empreinte carbone du projet devient nulle dès sa 12ème année d'exploitation. Par conséquent, l’exploitation de la LGV rend l’ensemble du projet « carbone positif » dès 2024 avec une « rentabilité carbone » qui augmente ensuite tous les ans. Avant cette échéance, il faut souligner qu’à partir de 2012, près d’1,5 million de nouveaux voyageurs utiliseront chaque année le train pour se rendre dans les territoires desservis et ainsi accompagner leur développement économique. La compétitivité du transport ferroviaire à grande vitesse est donc confirmée par ce premier Bilan Carbone® global qui souligne ses bénéfices environnementaux sur le long terme.


Au terme de la présentation des résultats, RFF et la SNCF ont annoncé à Besançon leur intention de développer le travail entamé à l’occasion du Bilan Carbone® de la LGV Rhin-Rhône afin de présenter dans les prochains mois un guide méthodologique permettant la réalisation du Bilan Carbone® de tout projet ferroviaire, y compris ceux visant à moderniser les lignes existantes. L’ambition est de fournir à l’Etat et aux collectivités un outil d’aide à la décision, un « Bilan Carbone® prévisionnel » dès les études préliminaires des nouveaux projets. Les représentants des deux établissements ont toutefois rappelé que la décision de mise en oeuvre de ces projets ne doit pas se limiter au seul critère carbone, mais doit également prendre en compte des critères socio-économique, technique, ainsi que d’autres aspects environnementaux comme la préservation de la biodiversité.


Dès cet automne, le Bilan Carbone® des travaux de génie civil, des chantiers des gares nouvelles et des ateliers de maintenance sera suivi et précisé dans le but d’améliorer la « connaissance carbone » des opérations et de proposer des solutions de remplacement. Enfin, lors de la mise en service de la ligne en décembre 2011, le Bilan Carbone® de la phase d’exploitation et de maintenance fera également l’objet d’une actualisation à l’aide des données réelles. Par ailleurs, RFF et la SNCF souhaitent intégrer le Bilan Carbone® dans le bilan environnemental et socio-économique de la LGV Rhin-Rhône Branche Est prévu au titre de la Loi d’Orientation des Transports Intérieurs (LOTI), dans une approche de développement durable.


Pour en savoir plus : cliquez sur www.bilan-carbone-lgvrr.fr

 

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