Depuis le début du projet de la LGV Rhin-Rhône, la préservation du patrimoine historique s’inscrit naturellement dans la démarche de Réseau Ferré de France.

Réseau Ferré de France a dû réaliser des campagnes de diagnostics archéologiques sur le tracé de la ligne avant le début des travaux. Ces opérations, regroupées sous l’appellation « archéologie préventive », sont communes à l’ensemble des grands projets d’infrastructures et sont une obligation légale. Grâce à des études préliminaires aux travaux, 10 % des emprises de la ligne ont fait l’objet de ces diagnostics préalables. Avant le démarrage des travaux, 15 fouilles complètes ont été réalisées avec des équipes d’archéologues de l’INRAP (Institut National de Recherches Archéologiques Préventives) sur des sites, datant pour la plupart de l’époque gallo-romaine.

La LGV traverse des régions dotées d’un riche patrimoine historique. Dans le cadre du schéma directeur paysager, une étude a été menée et des mesures d’atténuation et de compensation des conséquences éventuelles du passage de la LGV ont été prises. Le principe d’insertion tient compte du fait que chaque bâtiment historique dispose d’un périmètre de protection de 500 mètres, au sein duquel la ligne et le monument ne doivent pas pouvoir être vus ensemble. Dans le cas d’une interception du périmètre par la ligne, un dossier est déposé auprès des Architectes des Bâtiments de France pour présenter les mesures d’intégration prises.

Au final, l’impact de la LGV se limite à la traversée de périmètres de protection de bâtiments historiques protégés, comme le Parc de la Colombière, près de Dijon, les châteaux de Jallerange et de Chevroz (25) ou encore l’église de Bermont (90). Les mesures proposées ont consisté à concevoir les ouvrages d’art pour qu’ils s’insèrent harmonieusement dans le site et à proposer des mesures d’insertion paysagère.

La LGV traverse un seul site inscrit, celui du château de Moncley (25), dans sa partie boisée. Après concertation, la mesure proposée consiste à reconstituer la lisière du bois, évitant ainsi la co-visibilité avec la ligne.