L’hygiène et la sécurité sont au centre des préoccupations de Réseau Ferré de France. Le chantier de la branche Est de la LGV Rhin-Rhône se veut donc exemplaire sur ces deux points depuis le début des travaux. Une « charte sécurité » a d’ailleurs été signée avec l’ensemble des entreprises travaillant de près ou de loin pour ce chantier.

Née d’une démarche volontariste de Réseau Ferré de France et des différents organismes de prévention (inspection et médecine du travail, organisme professionnel de prévention du BTP…), la réflexion sur l’hygiène et la sécurité (et plus largement les conditions de travail) a été menée très en amont du début de travaux de la ligne. Cette démarche a permis d’engager les principaux intervenants du chantier (maître d’ouvrage, maître d’œuvre, coordonnateurs  sécurité/protection de la santé et les entreprises) dans cette démarche dès leur arrivée sur le chantier. Par exemple, en partenariat avec les services locaux comme les Services départementaux d’incendie et de secours (SDIS), une signalétique comportant des plans d’accès et d’intervention pour les secours a été mise en place.

Au quotidien, la vigilance est de mise. Acteurs de premier plan de la sécurité, les entreprises mettent en place une structure sécurité qui gère l’accueil et la formation du personnel et procède à des évaluations internes régulières. Pour chacun des trois tronçons du chantier, un coordonnateur CSPS Réalisation veille au bon respect des règles de prévention décrites dans les différents plans de coordination en matière de sécurité et de protection de la santé. Depuis le début des travaux, sur les 10 millions d’heures travaillées (soit environ 4 000 personnes fin 2009), aucun accident grave n’a été relevé.

Les principales mesures inhérentes aux conditions de travail :

  • le port obligatoire d’un badge d’identification pour toute personne qui travaille ou visite le chantier. Ce dispositif vise à dissuader l’intrusion de personnes extérieures aux travaux et permet également de lutter contre le travail dissimulé
  • la mise en place de caméras et d’avertisseurs sonores de recul sur les engins et véhicules lourds
  • la mise en place d’un autocollant «accès chantier autorisé» sur le pare-brise de tous les véhicules présents sur les zones de travaux
  • la création de pistes de chantier distinctes selon le type de véhicules pour séparer les flux
  • l’utilisation obligatoire d’équipements de protection collective sur les ouvrages (garde corps)
  • l’organisation de réunions régulières avec les entreprises, leurs personnels et les organismes de prévention pour faire le point sur la sécurité et les conditions de travail et donner la parole aux personnels.