On appelle « terrassements » les opérations de mouvements de terre qui ont pour objet de modifier les formes d’un terrain en abaissant le niveau du sol (déblais) ou en le relevant (remblais) en vue de la construction d’un ouvrage ou de la plateforme ferroviaire.
Les terrassements, qui sont la première composante des travaux de génie civil (la seconde étant les ouvrages d’arts), sont la première étape de la construction d’une ligne à grande vitesse.
La LGV Rhin-Rhône a nécessité une très grande quantité de granulats (dits « matériaux nobles »), que le volume issu des terrassements n’a pas pu satisfaire. Pour la phase de génie civil, 22 millions de m³ de matériaux ont été nécessaires à la construction des ouvrages en terre appelés « remblais ». Sur ces 22 millions de m³, 17 ont été directement fournis par les déblais. Les 5 millions de m³ restants ont été extraits en partie depuis des « sites d’emprunts », c’est à dire des carrières ouvertes pendant la seule durée des travaux et pour lesquelles Réseau Ferré de France a demandé, comme la loi l’exige, des autorisations d’ouverture. Ces sites, qui se situent à proximité immédiate du tracé de la LGV ont fait l’objet d’un réaménagement paysager. Les carrières environnantes ont fourni les compléments de matériaux nécessaires à la réalisation de la ligne.
La plateforme ferroviaire d’une ligne à grande vitesse doit répondre à plusieurs exigences :
- éviter les courbes et les pentes trop prononcées pour assurer son exploitation optimale par les trains à grande vitesse
- s’adapter aux contraintes morphologiques, géologiques et environnementales des secteurs traversés
- présenter une stabilité durable pour assurer son exploitation à long terme.
Les terrassements en chiffres :
- Volume de déblais : 30 millions de m³ (4 fois le volume extrait du tunnel sous la Manche)
- Volume de remblais : 22 millions de m³ (9 fois le volume de la pyramide de Khéops)








