Le prolongement naturel de la 1ère phase de la LGV Rhin-Rhône Branche Est fait l’objet, comme la première phase, d’une déclaration d’utilité publique.

La seconde phase de la LGV Rhin-Rhône consiste à prolonger à chacune de ses extrémités les 140 km mis en service le 11 décembre 2011 :

 à l’ouest, 15 km entre Genlis (21) et Villers-les-Pots (21)

 à l’est, 35 km entre Petit-Croix (90) et Lutterbach/Richwiller (68)

 

Côté ouest : 10 communes du département de Côte d’Or Carte 2e phase Ouest  

Côté est : 11 communes dans le Territoire de Belfort et 11 dans le Haut-Rhin Carte 2e phase Est

Les principaux ouvrages de la deuxième phase….

 

Comme pour les 140 km réalisés, la deuxième phase comporte de nombreux défis techniques! 

 

Sur le tronçon A :

Le principal ouvrage, pour franchir la rivière de La Tille et l’A39, est composé d’un pont-rail accolé à un autre ouvrage en béton armé (appelé « double portique »). L’ensemble, situé sur la commune de Genlis, représente un linéaire de 170m.

 

Sur le tronçon C :

 Le viaduc de la Madeleine (877m, il franchit la RD 28 et 2 cours d’eau : La Madeleine et l’Autruche)

 Le viaduc de la Saint Nicolas (882m qui franchit la RD 60, la RD 11 et deux cours d’eau le Saint Nicolas et le Margrabant)

 Le franchissement de la LGV sous l’A36 se fait par la réalisation d’une tranchée couverte de 162 m

 Le viaduc du Soulzbach (620m qui franchit la RD34 et le Soulzbach) à Soppe-le-Bas

  Le viaduc de la Doller (670m qui franchit la RD466 et la Doller) à Burnhaupt

 

Photomontage du viaduc de la Madeleine

 

Photomontage du viaduc de Soulzbach

 

Les raccordements entre la LGV et le réseau existant :

 Trois « sauts de moutons » (voie surplombant une autre voie) :

 Le raccordement de Magny-Sur-Tille assurera la jonction de la LGV avec la voie ferrée existante Dijon-Dole.

 Deux raccordements sont nécessaires avec ligne existante Mulhouse/ Strasbourg, l’un à Richwiller et l’autre à Lutterbach dans l’agglomération mulhousienne.

 

Tous ces raccordements nécessitent des ouvrages métalliques et béton armés très spécifiques. Ils  s’insèrent dans des milieux ferroviaires assez contraignants du fait des circulations importantes sur les lignes existantes

 

Les sous-stations électriques :

Deux sous-stations seront construites pour apporter l’énergie électrique aux TGV à Magny-Sur-Tille (21) et à Reiningue (68).

 

Les ouvrages courants :

28 ponts-rails, 27 ponts-routes, 10 passages grande faune et 10 grands ouvrages hydrauliques

 

Les Acteurs du projet…

 Le Maître d’ouvrage : RFF qui pilote, coordonne l’opération et cofinance 

 Les Maîtres d’œuvre des raccordements et de la Commande centralisée du réseau (CCR) : SNCF Dijon et Strasbourg

 Les maîtres d’œuvre « génie civil » de la LGV : les bureaux d’études Setec ALS et Setec TPI

 Le maître d’œuvre « études » des équipements ferroviaires : INEXIA

 

Concrètement aujourd’hui….

Les études de projet (dernière phase avant les travaux), ont débuté  en 2009 et se poursuivent jusqu’à fin 2011. Elles permettent de définir précisément le tracé, de dimensionner et de positionner tous les ouvrages. Pour cela,  on procède à des relevés topographiques, des sondages et reconnaissances des sols. Les diagnostics archéologiques, les inventaires environnementaux, les procédures administratives et environnementales sont également menées en parallèle.

Pour fin janvier 2012 (expiration de la Déclaration Utilité Publique) RFF aura acquis les terrains nécessaires à la construction de la ligne.

Les autorisations réglementaires préalables aux travaux sont en cours (trois dossiers loi sur l’eau, ICPE, défrichement, espèces protégées)

 

La concertation…

Soucieux de son intégration dans les territoires traversés, le maître d’ouvrage RFF a engagé, comme lors de la réalisation de la 1ère phase, une concertation de terrain approfondie et permanente auprès des élus et riverains. Celle-ci se fait habituellement auprès des maires des communes et par le biais de réunions d’information. Les échanges se font également régulièrement avec les trois Conseils généraux des départements concernés : Côte d’Or, Territoire de Belfort, et Haut-Rhin, mais aussi avec les services de l’Etat : DDT/DREAL/Chambres d’Agriculture ...