À 28 ans, ce jeune homme ne cache pas sa passion pour son métier : « C'est une fierté de travailler sur un tel chantier. C'est un ouvrage qui va rester, qui sera vu et auquel j'aurai contribué. C'est une construction d'importance. »
Après l'obtention de sa qualification de soudeur, toujours chez Eiffel, il travaille durant une année avec un « parrain » qui lui apprend le métier. « Ce parrainage est primordial dans
ce genre de profession », ajoute-t-il. Passé entre autres par les chantiers de la LGV Est européenne, il arrive presque naturellement sur le tracé de la LGV Rhin-Rhône voici deux
ans. Après des missions sur des ouvrages comme ceux de la Linotte ou de la Quenoche, il prend sa place dans l'équipe de 12 soudeurs qui œuvrent sur le viaduc de la Savoureuse.
Travailler dans une équipe soudée !
Le travail de soudeur est contraignant, difficile. Souder les éléments du viaduc est une activité extrêmement encadrée tant au niveau des processus de travail, des
procédures de contrôle que des règles de sécurité.
Cela n'altère pas l'optimisme de Damien Furtin : « Plus on s'investit, plus on aime ça, plus on a envie d'aller plus loin, d'autant que l'on sait que l'on contribue à la réussite d'un
chantier d'envergure. Côté qualité, il faut une grande maîtrise du métier alliée à un bon sens de l'organisation. C'est aussi un travail d'équipe bien orchestré autour du chef d'équipe, nous sommes vraiment solidaires. Il faut par ailleurs savoir œuvrer avec les autres corps de métier qui interviennent, comme les monteurs, les maçons ou les peintres. »
La pose de la troisième partie du tablier du viaduc de la Savoureuse ne tempérera sûrement pas ce sentiment du travail bien fait. Un travail dont on aime parler, et que l'on aime montrer.




