Hervé Campoy est l’un des quatre chefs de chantier du tunnel de Chavanne. Sa vie professionnelle est celle des tunneliers, un métier particulier qui nécessite de multiples compétences. Il a participé à d’importants creusements comme les tunnels du Lioran, dans le Cantal, ou de la Descenderie de la Pratz dans la vallée de la Maurienne. Il a aussi à son actif des chantiers sur le TGV Méditerranée ou au CERN, organisation pour la recherche nucléaire, à Genève.
Chef de chantier sur un site comme Chavanne nécessite une attention de tous les instants. « Nous nous relayons en 3x8, explique Hervé Campoy. À chaque relève d’équipe, nous passons les consignes. Ensuite, je me rends à chacune des têtes du tunnel. Il faut être en permanence au bon endroit au bon moment, surtout sur un chantier comme celui-ci où nous sommes très vigilants en matière de sécurité. De plus, l’excavation et le revêtement en béton se font en même temps, il faut être synchrone. » Au fil du temps, Hervé Campoy a fortifié son expérience, par le terrain et par la formation, comme la maîtrise des explosifs, dont le contrôle est une responsabilité importante pour un chef de chantier.
Le monde souterrain des tunneliers a ses rites, comme la jonction des deux têtes du chantier. « C’est un moment que l’on attend avec impatience, confie Hervé Campoy, c’est intense lorsque nous creusons les derniers mètres qui permettent aux deux équipes de se rencontrer. » Un moment de joie et d’émotion qui se termine en général à table, sur le lieu même de la jonction.
La mission d’Hervé Campoy se terminera dans le courant du mois de mai. Ensuite, il partira sur un autre projet, là où il faut ouvrir d’autres voies de communication.

