« Nous jouons la carte de l’emploi durable »

RFF / Comment l’ANPE répond-elle aux besoins de main-d’oeuvre que nécessite le chantier de la LGV ?
 
Odile Ferru / Le service public de l’emploi régional a mis en place deux cellules multipartenariales, l’une à Héricourt, pour les tronçons B et C, et l’autre à Besançon pour le tronçon A. Il s’agit en fait d’un guichet unique chargé de satisfaire l’ensemble des besoins en recrutement des entreprises intervenantes.

RFF / Concrètement, quelles sont les missions de ces cellules ?

O.F. / Elles diffusent, via le site anpe.fr, les candidatures recueillies auprès de nos partenaires et les besoins en main-d’oeuvre exprimés, de façon à satisfaire au mieux les demandes des uns et des autres. Elles déterminent également les besoins en formation, en élaborent les plans et en recherchent les financements. En complémentarité avec les PLIE (Plan local pour l’insertion et l’emploi) et les maisons de l’emploi, elles participent aussi à l’information et à la promotion des métiers des travaux publics. Enfin, elles assurent la mise en oeuvre et le suivi de la clause sociale*.

RFF / À ce sujet, comment allez-vous procéder ?

O.F. / Nous allons proposer des candidats (bénéficiaires du RMI, chômeurs de longue durée, jeunes sans qualification, etc.) et les mettre prioritairement en formation. Parallèlement, nous aiderons les entreprises à identifier en interne les personnes qui relèvent de la clause. Mais notre objectif va bien au-delà de la réinsertion professionnelle : ces personnes devront pouvoir trouver un emploi durable dans les entreprises locales une fois le chantier terminé. Nous allons donc leur donner des compétences et des qualifications supplémentaires qu’elles pourront valoriser à plus long terme.

* Les marchés de travaux intègrent une clause sociale qui prévoit de réserver 7 % du temps de travail pour les personnes en difficulté d’insertion.

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