Indépendant de la production du chantier, le chargé Environnement d’une entreprise est partie prenante aux actions menées sur le terrain afin de préserver au mieux le milieu naturel, ses zones sensibles et ses ruisseaux.

« Au-delà de mon action de citoyen, j’ai toujours souhaité participer à la protection de l’environnement », confie Julien Perrin. À 22 ans, le voilà servi : grâce à GTM Terrassement, qui l’a recruté comme chargé Environnement, ce jeune titulaire d’une licence professionnelle « Protection de l’environnement » (spécialité Eau), obtenue à l’IUT de Génie civil de Nancy, peut désormais mettre en pratique son engagement. Il a été affecté sur le lot B3 du chantier de la LGV, après une formation complémentaire dispensée par l’entreprise ; c’est sa première expérience dans les grands travaux. « Le défi à relever est passionnant ! », se réjouit-il. On le croit volontiers, surtout lorsque l’on connait la multitude de missions qu’il doit mener. Le jeune professionnel qu’il est sait aussi prendre toute la mesure de l’autorité que lui confèrent ses fonctions. « Je peux - et je dois - proposer l’arrêt du chantier en cas de problèmes graves liés au respect de l’environnement », rappelle-t-il avec un mélange de fierté et de modestie. Mais fort heureusement, on n’en est pas là. Pour l’heure, Julien Perrin se consacre à son rôle principal : veiller à ce que l’ensemble des intervenants du chantier (cotraitants, sous-traitants, fournisseurs) prennent en compte l’environnement dans leurs tâches quotidiennes et respectent les obligations définies dans ce domaine par RFF. Présent à temps complet sur le chantier, ce qui facilite évidemment ce travail de contrôle, il constitue un interlocuteur régulier et privilégié du maître d’ouvrage, du maître d’œuvre et des services de l’État. C’est en liaison avec eux qu’il élabore par exemple le Plan d’Action Environnement (PAE), ou qu’il gère les demandes d’autorisations administratives relevant de la loi sur l’eau ou des Installations Classées pour la Protection de l’Environnement (ICPE). Sur le terrain, Julien Perrin travaille également en étroite collaboration avec les équipes travaux pour sensibiliser, former et informer l’ensemble du personnel de chantier et également mettre en place certains dispositifs - assainissement provisoire du chantier, clôtures, etc - en tenant compte des contraintes techniques et des exigences de sécurité. Et bien sûr, c’est à lui que revient, ces qualités, le devoir de remédier aux éventuelles non-conformités. « Si j’ai choisi ce métier, c’est parce que la dimension environnementale prend et prendra de plus en plus d’ampleur avec le temps », conclut-il. « Il me semble pour le moins important de porter une attention particulière à la gestion des déchets et à la pollution, notamment dans le secteur des travaux publics. Depuis une dizaine d’années d’ailleurs, je constate que les entreprises font de sérieux efforts dans ce domaine. Il faut s’en féliciter, sans pour autant baisser la garde ».