Focus sur les essais ferroviaires
Avant la mise en service de la ligne dont la vitesse commerciale sera de 320 km/h, des essais des installations en bord de voie (essais d’intégration) et des essais sur la ligne avec des TGV (essais dynamiques) doivent être réalisés.
Les experts et techniciens effectuent de nombreux contrôles pour garantir la bonne coordination entre les différentes installations : voie, caténaire, alimentation en énergie, système de télécommunications (fibre optique enterrée le long de la voie et transmission des informations par réseau GSM-Rail), et système de signalisation. Dans ce dernier domaine, il s’agit de vérifier que toutes les données sont correctement centralisées dans les 14 bâtiments techniques qui jalonnent la ligne à grande vitesse, eux-mêmes reliés à la Commande Centralisée du Réseau (CCR) située à Dijon. La CCR permettra aux opérateurs d’assurer la surveillance et le pilotage à distance des installations.
Une fois toutes ces opérations effectuées, les essais dits « dynamiques » sont réalisés (dès le mois de juin 2011), avec des trains laboratoires dont des rames TGV, équipées d’une multitude d’instruments de mesure.
L'ensemble des contrôles et essais ainsi réalisés vont contribuer à établir un dossier de sécurité, indispensable à l'homologation de la LGV.
Les essais se déroulent selon deux étapes distinctes :
1) Les essais d’intégration (janvier à juin 2011) :
Le périmètre des installations concernées par les essais d’intégration est la ligne à grande vitesse Rhin-Rhône ainsi que la ligne de liaison entre la gare de Besançon Franche-Comté TGV et la gare de Besançon-Viotte.
La première phase permet de s'assurer du bon fonctionnement des installations, d'abord indépendamment puis les unes par rapport aux autres. Ces essais concernent aussi bien la voie, la caténaire, la signalisation, l'énergie que les télécommunications.
La seconde phase porte sur les essais d’intégration des installations testées en phase précédente avec d’autres, externes à la LGV :
- Les installations du réseau exploité (signalisation, télécom, radio,….) liées aux raccordements ferroviaires entre le réseau existant et la LGV
- Le Poste de Commande à Distance (PCD) de Dijon (exploitation des installations de signalisation),
- Le Central Sous-Station (CSS) Bourgogne Franche-Comté (exploitation des Installations Fixes de Traction Electrique appelées IFTE),
- Les Centres de Supervision Infra (CSI) de Lyon et Pagny-sur-Moselle (centralise les alarmes de la télésurveillance),
- Le Centre National de Supervision du GSM-Rail
- Le Centre National de Supervision des équipements Télécom (CNSET),
- Le Centre de Télésurveillance et Sureté de Marseille (CTS).

2) Les essais dynamiques :
Ces essais techniques de circulation avec des TGV se sont déroulés entre le 20 juin et la fin août 2011. Les essais réalisés démontrent que l’infrastructure et l’ensemble de ses équipements permettent un fonctionnement en toute sécurité tout en garantissant le confort des voyageurs, à la vitesse de 320 km/h.
En juin 2011, le train dit « Mauzin » a vérifié la géométrie de la voie et la rame « Lucie-Vulcain » a contrôlé la caténaire (réglages, alimentation…).
De mi-juin à fin août 2011, une rame TGV spécialement équipée d'appareils de mesures dite rame « Dasye » a circulé avec des montées en vitesse progressives pour atteindre 352 km/h minimum (soit 10% de plus que la vitesse commerciale).
Le périmètre de ces essais comprend également :
- la mise en service technique des installations de sécurité de la LGV Rhin-Rhône et de la liaison entre la gare de Besançon Franche-Comté TGV et la gare Besançon-Viotte.
- la mise sous tension des installations de traction électrique

La rame d’essai pelliculée aux couleurs des cofinanceurs

